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Ça se corse … chef-lieu Ajaccio ou la difficulté de traduire les calembours

Marie-France Merger



C’est sur ce calembour par enchaînement1 que j’aimerais commencer cette brève étude sur la traduction en italien des noms de camps romains fortifiés tels qu’ils sont nommés par René Goscinny sur la carte de la Corse qui correspond à la première page de l’album Astérix en Corse2. C’est aussi une sorte de clin d’œil adressé à Hélène Giaufret Colombani après les nombreuses conversations échangées entre elle, Sergio Poli et moi-même à propos des bandes dessinées et notamment d’Astérix.
Un regard rapide sur cette carte de la Corse nous révèle qu’à l’exception de quatre villes ayant vraiment existé ou existant encore – à savoir Agylla, Aleria, Mariana et Portus Syracusanus –, tous les autres noms de camps fortifiés sont nés de l’imagination de Goscinny, l’auteur du texte des aventures d’Astérix. Ces quatre noms sont d’ailleurs les seuls qui ne se terminent pas en – um, terminaison latine par excellence, prononcée, ne l’oublions pas, [ɔm] par les Français. En lisant les autres noms de camps romains, un lecteur français ne pourra pas s’empêcher de sourire et se rendra compte immédiatement des mots cachés sous les toponymes corses (qui sont tous des calembours, le résultat d’un jeu de mots ou sur les mots3), comme il l’avait fait lorsqu’il avait découvert les toponymes des camps retranchés romains entourant le village gaulois d’Astérix, à savoir Babaorum (baba au rhum), Aquarium, Laudanum et Petitbonum (petit bonhomme) … dans le premier album d’Astérix4.
Si l’on examine la définition que le Grand Robert donne du calembour : « jeu de mots fondé sur une similitude de sons (homophonie) recouvrant une différence de sens, soit sur des mots pris à double sens », on s’aperçoit qu’elle n’est pas tellement différente de celle du Trésor de la langue française : « jeu d’esprit fondé soit sur des mots pris à double sens, soit sur une équivoque de mots, de phrases ou de membres de phrases se prononçant de manière identique ou approchée mais dont le sens est différent » ou comme le résume Pierre Guiraud : « tout texte qui par sa forme en rappelle un autre joue sur le sens de ce dernier »5.

Les toponymes – citations latines

Dans tous les albums d’Astérix apparaissent ici et là des expressions ou des citations latines, « ammiccanti alla loro formazione ma buffissime nel loro contesto »6, elles font partie du patrimoine culturel commun au français et à l’italien. La carte de la Corse avec ses noms de camps fortifiés n’échappe pas à cette règle, dans la mesure où la citation unifiée en un seul mot forme un toponyme quelque peu original dont les lecteurs français découvrent le sens en feuilletant les pages roses du Petit Larousse illustré auxquelles renvoyaient les auteurs des aventures d’Astérix dans l’album Astérix gladiateur (1964, note p. 38) ; quant aux lecteurs italiens, ils sont invités à consulter « un dizionario enciclopedico »7. Il s’agit le plus souvent de citations savantes qui sont tirées en général d’auteurs classiques : Virgile, Ovide, Horace, des auteurs appartenant au siècle d’Auguste et postérieurs à la conquête de la Gaule. Dans ce cas nous trouvons Incaudavenenum, transcription de « in cauda venenum », ‘dans la queue le venin’, par allusion au venin que renferme la queue du scorpion ; il s’agit d’un proverbe latin que l’on applique à une lettre ou à un discours qui, après un début inoffensif, s’achève sur un trait malicieux ou perfide.
Deux autres toponymes-citations, Sivispacemparabellum, ne diffèrent que par cette indication : ouest d’une part et est de l’autre qui est une allusion évidente à Berlin Ouest et Berlin Est, la chute du ‘Mur de Berlin’ n’ayant pas encore eu lieu, ni la réunification de l’Allemagne, à l’époque de la publication de l’album. La citation cachée sous ce nom de camp fortifié est la suivante : ‘si tu veux la paix prépare la guerre’ ; en d’autres termes, cette locution signifie que, pour éviter d’être attaqué, le meilleur moyen est de se mettre en état de se défendre. Les pages roses du Petit Larousse Illustré nous indiquent que Végèce (Flavius Vegetius Renatus), un écrivain latin de la fin du IVe siècle, auteur d’un Traité de l’art militaire écrivait : « Qui desiderat pacem, praeparet bellum ».
Le latin liturgique est lui aussi présent sous forme de brèves citations qui, isolées de leur contexte, produisent un effet cocasse ; l’un des camps se nomme en effet Saeculasaeculorum, expression qui devrait être précédée de in et qui signifie ‘dans les siècles des siècles’ ; elle est empruntée à la liturgie latine et termine très souvent les prières à la gloire de Dieu. Aujourd’hui elle s’emploie figurément pour marquer la longue durée d’une chose. On trouve également le nom Vanitasvanitatum signifiant ‘vanité des vanités’, c’est sur ces mots célèbres que s’ouvre le livre biblique de l’Ecclésiaste pour déplorer le vide et le néant des choses d’ici-bas ; encore une fois la citation n’est pas complète puisqu’il manque et omnia vanitas (‘et tout est vanité’) qui, ne finissant pas en – um, aurait détruit l’harmonie phonétique des noms des camps fortifiés. Ces expressions isolées de leur contexte font sourire le lecteur français tout comme le lecteur italien puisqu’elles sont identiques dans les deux langues.

Toponymes d’origine savante et assimilés

Nous avons rangé dans cette catégorie les mots d’origine grecque comme Metronum et latine comme Album et Auditorium ainsi que ceux d’origine anglaise provenant à leur tour du latin comme Aluminium ou Sodium. Certains toponymes sont isomorphes en italien, le mot existant sans qu’il soit nécessaire de l’adapter ; il s’agit des toponymes suivants : Album, Auditorium8, Factotum, Maximum, Memorandum, Minimum, Postscriptum, Referendum et Ultimatum.
D’autres toponymes sont très proches de l’italien : ainsi sous Aluminium (adapté en Alluminium), Calcium, Geranium, Linoleum, Metronum, Podium, Sodium et Sternum qui sont des mots tout à fait courants en français, il est facile de reconnaître les mots italiens correspondants, c’est-à-dire ‘alluminio’, ‘calcio’, ‘geranio’, ‘linoleum’ ‘metronomo’, ‘podio’, ‘sodio’ et ‘sterno’. De même les noms de camps comme Axium, Desideratum (qui n’est autre que le singulier de desiderata et qui n’est utilisé que dans la langue didactique), ou Mercurocrum sont assez transparents pour le lecteur italien qui pensera immédiatement à ‘assioma’, ‘desiderata’ et ‘mercurocromo’. De même Unpeudedecorum, traduit par Unpodidecorum est, lui aussi, sans équivoque en italien ; ainsi, comme le souligne Sergio Poli : « ogni travestimento strizza l’occhio al lettore, inviando un messaggio di complicità che allude ad una cultura comune, alla comune coscienza di appartenere ad un gruppo definito »9.
En revanche, il sera peut-être plus difficile, pour un lecteur italien moyen, de reconnaître sous Harmonium (un mot forgé sur harmonie), l’‘organetto’ ou sous Pensum, cher aux professeurs d’antan, le ‘penso’, c’est-à-dire ce « lavoro scolastico che il maestro assegnava talvolta per punizione, oltre i compiti usuali »10. En italien, ces toponymes sont des « à-peu-près » pour reprendre l’expression de Pierre Guiraud, l’équivoque se fondant en effet sur une homophonie partielle et approximative, mais ils peuvent faire sourire les lecteurs.

Toponymes d’origine étrangère

Certains sont facilement reconnaissables comme Capharnaum, Labegum et Opossum : le premier indiquant un lieu qui renferme beaucoup d’objets en désordre a son origine dans le nom d’une ville de Galilée, Capharnaüm, où Jésus attira la foule ; le Petit Robert signale qu’il y a peut-être l’influence de ‘cafourniau’, débarras, provenant du latin ‘furnus, four’. Le Vocabolario Treccani se limite à déclarer que le mot ‘cafarnao’ a été créé « sul modello del francese capharnaüm ». Remarquons simplement que ce mot est beaucoup plus utilisé en français qu’en italien, ainsi l’allusion s’adressera peut-être à un public italien cultivé. Sous le toponyme Labegum, il est facile de déceler ‘begum’ qui est un titre donné aux princesses indiennes et qui fait allusion dans notre cas à la femme de l’aga khan, lequel faisait la une des magazines à sensation à l’époque de la publication de cet album. N’oublions pas non plus que l’aga khan a mis en valeur et a lancé la Costa Smeralda en Sardaigne. Ce toponyme ne peut que faire sourire les lecteurs tout comme celui du camp nommé Opossum ; il s’agit d’un mot d’origine anglo-américaine venant de l’algonquin ‘oposon’ qui indique un animal de la famille des marsupiaux ainsi que la fourrure de cet animal.
Deux autres toponymes sont empruntés à l’anglais mais sont transcrits avec une orthographe phonétique ou presque, l’un étant Chouingum pour ‘chewing-gum’ et l’autre Ouelcum, sous lequel le lecteur reconnaît immédiatement le ‘welcome’ anglais. Ces deux noms n’ont pas le même traitement dans l’album italien : le premier devient Chewingum et respecte pratiquement la graphie étrangère tandis que le deuxième est italianisé en Uelcum. Dans les deux langues nous avons affaire à une graphie étrangère ou plutôt pseudo-étrangère qui crée un effet de surprise : il s’agit d’une équivoque sur des syllabes anglaises et leur équivalent phonétique en français et en italien. Nous ne devons pas oublier l’emprunt à l’hébreu avec le camp nommé Shalum qui se réfère de toute évidence au ‘shalom’ hébraïque signifiant ‘paix’ et qui reste Shalum en italien.
La ressemblance entre le français et l’italien permet à la traductrice de ne pas adapter les noms des camps fortifiés ; ces noms sont acceptés comme des noms propres, conformes à l’idée que le lecteur moyen de part et d’autre des Alpes se fait d’un nom latin ; en l’occurrence il s’agit d’une relation burlesque entre le camp et le nom que lui a attribué Goscinny.

Les toponymes - allusions non transparentes

Face aux toponymes Hum, Balatum, Mariapacum ou encore Tartopum, un lecteur italien moyen ne sachant pas le français ou ignorant la réalité française aura du mal à saisir l’allusion respectivement à homme, au balatum qui était une marque de linoléum et à Maria Pacôme, une actrice de cinéma et une comédienne qui a interprété de nombreux rôles dans des pièces théâtrales de boulevard et qui était très connue à l’époque de la publication d’Astérix en Corse (1973). Quant au nom du camp Tartopum, il est facile pour un Français de reconnaître sous le « ludant », c’est-à-dire « le texte tel qu’il est donné (celui qui joue) » - pour reprendre la terminologie de Pierre Guiraud – le « ludé »11, le texte latent, le texte normal, logique, dans ce cas, le mot ‘tarte aux pommes’.
Nous retrouvons ce double entendre avec les noms Derbidepsum, pour ‘derby d’Epsom', la célèbre course de chevaux qui a lieu chaque année en Angleterre, Colonnevendum pour ‘colonne Vendôme’, la célèbre colonne érigée à Paris par Napoléon Ier sur la place homonyme et inspirée de la colonne Trajane à Rome ou encore Regiotonum qui cache ‘régie autonome’ et qui fait allusion à la RATP (Régie Autonome des Transports Parisiens, la société qui assure l’exploitation du métro et des autobus à Paris et dans l’agglomération) ou à la régie Renault.
Tous ces noms font partie de la réalité française, du vécu quotidien ; ces mots sont chargés d’implicites culturels « qui fonctionnent comme des signes de reconnaissance et de complicité, incluant l’interlocuteur, s’il comprend, dans le groupe social du locuteur, l’en excluant s’il ne comprend pas »12 ; c’est ce que Robert Galisson appelle les mots « à charge culturelle partagée », cette valeur ajoutée en quelque sorte à la signification du mot qui sert de marque d’appartenance et d’identification culturelles. Henri Boyer, quant à lui, parle de « représentations partagées »13 ; elles constituent en effet la composante essentielle d’une compétence culturelle (le cœur d’une compétence de communication), qui est la plus difficile à acquérir pour un étranger « parce que fonctionnant en discours sur le mode de l’implicite codé »14.
Il est évident que ces mots à charge culturelle partagée ou ces représentations partagées ne sont pas les mêmes en France et en Italie, ainsi sous le toponyme Cemonum, le lecteur français retrouve facilement l’expression ‘c’est mon homme’, qui n’est autre que le titre d’une chanson interprétée par Édith Piaf mais le lecteur italien n’est certainement pas en mesure d’apprécier l’humour ou l’allusion contenue dans ce toponyme assez cocasse. Il en est de même pour le nom Jolimum, facilement décrypté par le lecteur français en ‘Jolie môme’, titre d’une chanson dont les paroles et la musique ont été composées par Léo Ferré en 1961. Certes ces allusions implicites sont assez datées mais la traductrice aurait pu faire correspondre à ces deux toponymes deux titres de chansons italiennes à la mode à l’époque de la publication de l’album. En effet, comme le souligne A.-M. Laurian, « la culture est un ensemble de connaissances partagées par un ensemble de personnes » et cette culture générale « comprend aussi bien la date de la bataille d’Azincourt, les dates du règne de Louis XIV, les noms des grands peintres et des grands musiciens avec une idée de l’époque où ils ont vécu »15 et nous pouvons ajouter les noms des chanteurs et les titres des chansons, tout cela faisant partie de ce que Henri Boyer appelle « l’imaginaire ethnosocioculturel collectif »16.
Dans l’album italien, le toponyme Jolimum a été traduit par Graziosum qui rend seulement l’un des sens de l’expression ‘jolie môme’ mais qui ne contient aucune allusion ‘culturelle’ ; ainsi comme l’affirme Sergio Poli, « le allusioni ai costumi e alle abitudini della Francia […] alla cultura dei suoi abitanti, ai luoghi comuni della loro lingua e della loro mentalità, tutto questo va irremediabilmente perduto »17. Il en est de même pour le nom Formelmonum sous lequel apparaît l’ordre : ‘Formez le monôme’, c’est-à-dire le cortège formé d’une file d’étudiants se tenant par les épaules, qui se promènent sur la voie publique ; cela correspondrait à l’italien ‘fate il trenino’. La traductrice a perçu l’équivoque phonétique uniquement sur la partie initiale du toponyme (formel) – c’est du moins notre impression – puisqu’elle l’a rendu par Formalmentum qui rappelle l’adverbe ‘formalmente’ mais qui n’a rien à voir avec le monôme… Ce choix peut cependant se justifier car le nom a une allure latine qui s’inscrit dans la lignée des autres toponymes.
Le dernier toponyme allusion ne pose aucun problème car c’est le seul qui a pu être traduit ; il s’agit de Oncletum, traduit par Ziotum : il conserve ainsi la référence au titre du roman d’Henriette Beecher Stowe, La case de l’oncle Tom, un roman paru en 1852, qui a posé le problème de l’esclavage et qui est connu aussi bien par le lecteur français que par le lecteur italien.
Cette brève étude nous a permis de voir que bien des calembours présents dans les toponymes des camps romains de l’album Astérix en Corse sont difficilement traduisibles et que les traduire semble relever de la gageure car il s’agit avant tout de produire sur les récepteurs du texte-cible un effet analogue à celui qui est produit sur les récepteurs du texte-source. En outre, sur ces divertissements verbaux que sont les jeux de mots viennent se greffer des allusions à des éléments qui concourent à constituer la culture d’un groupe et la connivence intraculturelle. Tout cela fait que bien souvent, comme nous l’avons vu, les jeux de mots sont escamotés dans la traduction et nous ne pouvons que souscrire à la constatation de Sergio Poli selon lequel : « la rinuncia alla versione toglie al lettore molti riferimenti, ma al traduttore molte castagne dal fuoco »18.

Bibliographie

Dictionnaires

Il Vocabolario Treccani, dir. Aldo Duro, Roma, Istituto della enciclopedia italiana, 1997.
Le Grand Robert de la langue française, 2e édition revue et enrichie par Alain Rey, Paris, Le Robert, 1985.
Le nouveau Petit Robert, sous la dir. de Josette Rey-Debove et Alain Rey, Paris, Le Robert, 1993.
Trésor de la langue française Dictionnaire de la langue du XIXe et XXe siècle (1789-1960), Paris, CNRS, 1977.

Articles et ouvrages

Boyer Henri, L’humour comme connivence intraculturelle et comme obstacle interculturel, dans Les mots du rire : comment les traduire ? Essais de lexicologie contrastive, Anne-Marie Laurian et Thomas Szende (eds), Publication du Centre de recherche «Lexiques – Cultures – Traductions» (INALCO), Bern, Berlin, Bruxelles, Frankfurt am Main, New York, Oxford, Wien, Peter Lang, 2001, pp. 35-41.
Galisson Robert, De la langue à la culture par les mots, Paris, CLE international, 1991.
Guiraud Pierre, Les jeux de mots, collection ‘Que sais-je ?’, Paris, Puf, 1976.
Laurian Anne-Marie, La compréhension de l’humour : question de langue ou question de culture ?, dans Les mots du rire : comment les traduire ? Essais de lexicologie contrastive, Anne-Marie Laurian et Thomas Szende (eds), Publication du Centre de recherche «Lexiques – Cultures – Traductions» (INALCO), Bern, Berlin, Bruxelles, Frankfurt am Main, New York, Oxford, Wien, Peter Lang, 2001, pp.183-201.
Poli Sergio, « Comunicazioni di massa e traduzione : Astérix en Italie », Quaderni del Dipartimento di Lingue e Letterature Straniere Moderne, Università di Genova, n. 3, Fasano Bari, ed. Schena, pp. 119-161.



Notes

↑ 1 Il s’agit d’un enchaînement en écho – un écho lexical, qui détruit la cohérence du langage et crée une combinaison insolite et gratuite telle « nous le savons de Marseille » cf. Guiraud Pierre, Les jeux de mots, collection ‘Que sais-je ?’, Paris, Puf, 1976, pp. 30-34.

↑ 2 René Goscinny et Albert Uderzo, Astérix en Corse, Paris, Dargaud, 1973 ; Asterix in Corsica, traduzione di Luciana Marconcini, Milano, Mondadori, 1974.

↑ 3 Un seul toponyme reste une énigme : il s’agit de Tedbum qui, nous semble-t-il, ne contient aucune allusion, à moins que ce ne soit une allusion à Thierry Benoit (Ted Benoit), un scénariste-dessinateur né en 1947, qui avait publié deux récits chez Actuel en 1971 et qui, depuis, est devenu un auteur de BD avec son personnage fétiche Ray Banana.

↑ 4 Astérix le Gaulois, Paris, Dargaud, 1961, p. 3.

↑ 5 Guiraud Pierre, op. cit, p. 106.

↑ 6 Poli Sergio, « Comunicazioni di massa e traduzione : Astérix en Italie », Quaderni del Dipartimento di Lingue e Letterature Straniere Moderne, Università di Genova, n. 3, Fasano Bari, ed. Schena, p. 128

↑ 7 Astérix gladiateur, Paris, Dargaud, 1964, note p. 38 ; Asterix gladiatore, Trad. di L. Marconcini, Milano, Mondadori, 1969, p. 42.

↑ 8 Signalons que le Grand Robert indique qu’il s’agit d’un latinisme, tandis que le dictionnaire Treccani le considère comme un « pseudolatinismo ».

↑ 9 Poli Sergio, op. cit., p. 136.

↑ 10 Il vocabolario Treccani, vol. III

↑ 11 Guiraud Pierre, op. cit., p. 105.

↑ 12 Galisson Robert, De la langue à la culture par les mots, Paris, CLE International, 1991, p. 119.

↑ 13 Boyer Henri, L’humour comme connivence intraculturelle et comme obstacle interculturel, dans Les mots du rire : comment les traduire ? Essais de lexicologie contrastive, Anne-Marie Laurian et Thomas Szende (eds), Publication du Centre de recherche «Lexiques – Cultures – Traductions» (INALCO), Bern, Berlin, Bruxelles, Frankfurt am Main, New York, Oxford, Wien, Peter Lang, 2001, p. 34.

↑ 14 Ibidem, pp. 35-36.

↑ 15 Laurian Anne-Marie, La compréhension de l’humour : question de langue ou question de culture ?, dans Les mots du rire : comment les traduire ? Essais de lexicologie contrastive, éd. cit., pp. 200-201.

↑ 16 Boyer Henri, art. cité, p. 37.

↑ 17 Poli Sergio, art. cité, pp. 158-159.

↑ 18 Poli Sergio, art. cité, p. 144.

Pour citer cet article :

Marie-France Merger, Ça se corse … chef-lieu Ajaccio ou la difficulté de traduire les calembours, Bouquets pour Hélène, Publifarum, n. 6, pubblicato il 05/02/2007, consultato il 27/06/2017, url: http://publifarum.farum.it/ezine_articles.php?id=16

 

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Open Access Journal - ISSN électronique 1824-7482

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