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La documentation québécoise en Europe

Stéphanie GRENIER - Anne-Sophie PASCAL


Résumé

Cet article présente un panorama de la documentation québécoise en Europe (Autriche, Belgique, France, Italie, Russie, Suisse).

Abstract

This article presents a bird's eye view of the documentation about Quebec available in Europe (Austria, Belgium, France, Italy, Russia and Switzerland).

La recherche en littérature, sciences humaines et sociales passe désormais par Internet, les ressources en ligne sont aussi incontournables qu’indispensables à qui veut avoir accès aussi bien aux études récentes qu’aux documents anciens numérisés. Les études québécoises ne sont pas en reste et, depuis plusieurs années, les chercheurs de l’extérieur du Québec ont à leur disposition des collections numériques importantes et de qualité. Les principaux portails documentaires sont Érudit et le site Internet de Bibliothèque et Archives nationales du Québec. Érudit contient une collection de revues universitaires québécoises, de thèses, de publications de différentes unités de recherche, d’actes de colloque et offre depuis peu des livres. BAnQ est un site extrêmement riche qui contient à la fois des documents d’actualité et des documents anciens. Ainsi, peut-on voir et écouter des rencontres avec des auteurs et des conférences sur différents thèmes comme l’immigration et la Révolution tranquille, utiliser les outils de recherches, notamment en littérature avec Romans@lire qui permet de repérer les romans québécois par genre, lieu du récit, personnage…, des dictionnaires d’auteurs et d’œuvres littéraires et un instrument de recherche en littérature québécoise mis à jour annuellement et bien entendu, consulter des publications gouvernementales, des livres, des revues, des journaux en texte intégral en plus de partitions musicales et des manuscrits sans oublier les cartes et les images, affiches, estampes, photographies… D’autres sites Internet sont également particulièrement utiles notamment pour accéder à des ressources pertinentes en histoire : Gallica, bibliothèque numérique de la Bibliothèque nationale de France et Archives Canada-France ou encore à des thèses électroniques : Thèses Canada et Thèses.fr. Enfin, il existe plusieurs sites spécialisés qui peuvent être conseillés par les bibliothécaires en fonction des domaines de recherche.

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Bien qu’incontournables et indispensables, les ressources numériques n’en sont pas moins insuffisantes lorsque la recherche exige la consultation de recueils, romans, essais, pièces de théâtre, études critiques, anthologies et autres sources non encore numérisées ou faiblement indexées. D’autre part, l’accès en ligne libre et gratuit n’est encore que partiel et réservé à certains documents et l’accès aux bases de données tarifées qui permet la consultation d’un fonds encore plus important des ressources numérique est certes pris en charge par les bibliothèques universitaires mais il demeure trop onéreux pour des chercheurs individuels pour qui l’accès aux documents physiques est souvent une nécessité. Les centres de documentation et les bibliothèques sont, bien entendu, les lieux tout indiqués pour poursuivre des recherches approfondies, consulter ces documents et bénéficier de conseils.

Les fonds québécois en Europe

Les livres sur le Québec sont présents dans pratiquement tous les pays d’Europe. Une recherche rapide (et superficielle) dans les catalogues collectifs et nationaux permet de repérer des milliers de documents. On en trouve ainsi 32 000 en Allemagne, 26 000 en Angleterre, 20 000 en France, 18 000 en Belgique, 17 000 en Suisse, 11 000 en Espagne… Il existe cependant des centres de documentation et des bibliothèques spécialisées en études québécoises qui développent des collections depuis plusieurs années, présentant ainsi des fonds importants, cohérents, pertinents et actuels aux chercheurs. En voici quelques-uns :

Autriche

Centre d'étude de la chanson québécoise
Universität Innsbruck

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Faisant partie du Centre Textmusik in der Romania de l’Université d’Innsbruck, le Centre d’études de la chanson québécoise regroupe une impressionnante collection de 13 000 titres du Québec et de l’Amérique du Nord francophone. C’est la plus importante collection de ce genre en Europe. Le Centre, créé en 1995, a développé une base de données qui recense les supports sonores, les revues et les tirés à part. Les livres sont, quant à eux, faciles à repérer dans le catalogue de la bibliothèque universitaire.

La consultation et l’emprunt des archives et des supports sonores sont gratuits et il est même possible d’écouter et d’enregistrer ces derniers dans le studio d’enregistrement de la Faculté des Lettres et Sciences humaines. L’enregistrement est tarifé et réservé à des fins scientifiques, professionnelles ou personnelles.

Le Centre est actif au-delà de la chanson française. Il publie deux fois par an le Bulletin des Archives für Textmusikforschung BAT qui informe des thèmes de recherche en cours, des nouvelles parutions de livres et de CDs et des activités du Centre. Il organise aussi des conférences, des concerts, des symposiums, participe aux tournées d’auteurs québécois et aux séminaires organisés par le Centre d’études canadiennes.

Belgique

Centre d’études québécoises
Université de Liège

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La constitution d’une documentation sur la culture québécoise fait partie intégrante de la mission du Centre et ce, depuis sa création en 1976. C’est ainsi qu’il dispose maintenant d’une collection de 7000 volumes déposés à la bibliothèque générale de l’Université qui les a regroupés dans une seule salle, celle du Fonds québécois. C’est le catalogue de la bibliothèque générale qui permet de localiser les ouvrages de ce fonds. Littérature et langue ainsi que sciences humaines et sociales constituent l’essentiel de la collection complétée par des revues et journaux du et sur le Québec. De nombreux dons faits par les autorités québécoises et canadiennes sont enrichis par une politique active d’achat visant à équilibrer la collection. Bien que développé autour du Québec, le fonds québécois possède également près de 200 documents sur l’Acadie.

France

En avril 2013, le Centre culturel canadien a fait don de son fonds documentaire de près de 18 000 livres et 200 collections de revues au Pôle de Recherche et d’Enseignement Supérieur Limousin Poitou-Charentes qui avait fondé en 2012 une chaire d'études canadiennes. Ce pôle, dorénavant appelé Communauté d’universités et établissements, inclut maintenant les universités de Tours et d’Orléans. Le fonds du Centre culturel a été réparti entre trois universités : La Rochelle, Limoges et Poitiers en suivant leurs thématiques de recherche respectives. Poitiers a ainsi recueilli plusieurs volumes qui ont été divisés entre le fonds de l’Institut d’Etudes acadiennes et québécoises (IEAQ) qui a intégré près de 500 titres sur l’Acadie, les autochtones et le folklore et le Service commun de documentation qui a sélectionné les livres sur la géographie, le droit, les sciences politique, la musique et la littérature anglophone. Limoges a accueilli la littérature francophone et les sciences de l’éducation et La Rochelle s’est enrichie de livres sur la philosophie, l’histoire, les sciences sociales, l’économie et les beaux-arts. Les 350 titres de périodiques ont également été répartis selon les mêmes thématiques.

La Rochelle

Bibliothèque universitaire
Université de La Rochelle

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Les collections venues du Centre Culturel Canadien se sont ajoutées au fonds déjà développé par la bibliothèque universitaire autour de l'Amérique du Nord (États-Unis, Canada), en appui des enseignements et des recherches menés par les enseignants-chercheurs de l'Université, en majorité des historiens rattachés au Centre de recherches en histoire internationale et atlantique, CRHIA. Ce don a permis d'élargir l'offre de la bibliothèque sur le plan thématique (peinture, photographie) et est venu renforcer ou approfondir de manière très significative le rayon d'histoire du Canada, où chaque province peut maintenant être largement abordée. Des titres incontournables de la presse canadienne et québécoise sont également disponibles sous forme de microfilms.

Le catalogue compte à ce jour environ 1000 livres sur le Québec et le traitement des 7000 volumes issus de la bibliothèque parisienne est en cours. 2000 volumes ont déjà été traités et sont référencés dans le catalogue collectif SUDOC et sur le portail de l’Institut des Amériques.

Limoges

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Bibliothèque universitaire
Université de Limoges

Ce sont principalement les collections en littérature et en francophonie que l’Université de Limoges a ajouté à son propre fonds. Elles s’ajoutent aux quelque 2000 titres déjà présents dans la bibliothèque. Elles contribuent notamment aux activités des équipes Francophonies Education et Diversité et Espaces Humains et Interactions culturelles de qui relève la Chaire d’études sur le Canada

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Bibliothèque francophone multimédia de Limoges

La Bfm se veut la bibliothèque de référence en matière de littérature francophone en France. Elle s’adresse tout autant au grand public qu’aux chercheurs. Elle acquiert des ouvrages sur tous les pays francophones, notamment en poésie et en théâtre. À ce titre, elle a développé une collection de tapuscrits de textes théâtraux issus, entre autres, du Centre d'essai des auteurs dramatiques du Québec. Un extrait de chaque tapuscrit peut être consulté en ligne, dans le catalogue où l’on trouve par ailleurs 4000 livres sur le Québec.

	 
  

Poitiers

Service Commun de Documentation : Centre de documentation de la MSHS, Bibliothèque Universitaire Droit-Lettres et Bibliothèque Universitaire Michel Foucault

Université de Poitiers

L'Université de Poitiers a une histoire fort ancienne d'études canadiennes, notamment acadiennes. En 1936, Ernest Martin, professeur à l'Université de Poitiers, soutient à l'Université de Bordeaux sa thèse « Les exilés acadiens en France au XVIIIe siècle et leur établissement en Poitou ». Ce sujet d'étude était donc déjà couvert à Poitiers par une documentation en voie de constitution à la bibliothèque universitaire. Cette documentation continue de se développer aujourd’hui.

Les chercheurs de l'Université travaillant sur le Québec proviennent de toutes les disciplines des sciences sociales et humaines. En histoire, le fonds québécois se trouve donc à la Bibliothèque universitaire Michel Foucault en centre-ville de Poitiers, bibliothèque de référence des historiens ; quant au reste du fonds canadien (traitant majoritairement du Canada anglophone, notamment la littérature) il est conservé à la Bibliothèque universitaire Droit-Lettres sur le campus de Poitiers.

L'Institut d'Études Acadiennes et Québécoises (IEAQ)

En 1982, les chercheurs de l'Université de Poitiers fondent le Centre d'Études Acadiennes. Ce centre, qui fait partie du réseau de l'Association française d'études canadiennes (AFEC), coopère également avec l'Association Internationale d'Etudes Québécoises (AIEQ) et noue d'étroits partenariats aussi bien au sein de l'Université avec les facultés de Sciences Humaines, de Lettres et de Droit, qu'avec des acteurs canadiens: l'ambassade du Canada, le gouvernement du Nouveau-Brunswick et le Centre d'Études Acadiennes de l'Université de Moncton. Ces partenariats lui permettent notamment de développer un fonds documentaire devenu aujourd'hui l'un des plus importants en Europe sur l'Acadie. Le fonds compte aujourd'hui plus de 5600 volumes (dont 1000 traitant exclusivement de l'Acadie) dont les dates de publication remontent jusqu'au début du XXe siècle ; il s'efforce d'être exhaustif sur les publications francophones concernant l'histoire et les sciences sociales de l'Acadie.

Le fonds a bénéficié de dons importants, en particulier de Marguerite Maillet et de l'Association Amitiés France-Acadie. Autrefois soutenu par la subvention de l’Ambassade du Canada qui a maintenant pris fin, le fonds continue néanmoins de s’enrichir d’une quarantaine de volume par an.

Le Centre d'Études Acadiennes est devenu ensuite l'Institut d'Études Acadiennes et Québécoises (IEAQ) et a été intégré à la Maison des Sciences Humaines et de la Société (MSHS) de Poitiers. La MSHS est une structure universitaire qui mène une politique de recherche interdisciplinaire en mettant à la disposition de sept laboratoires réunissant 600 chercheurs, enseignants-chercheurs, doctorants et personnels administratifs, des équipements communs, notamment un centre de documentation. C'est donc aujourd'hui le centre de documentation de la MSHS qui conserve le fonds documentaire de l'IEAQ. Celui-ci est physiquement et informatiquement identifié comme tel. Il est signalé dans le catalogue en ligne des bibliothèques universitaires de Poitiers et au SUDOC, et est accessible au public 35 heures par semaine.

Fonds utilisés par les chercheurs tant pour la consultation sur place que pour le prêt qui s’élève à une centaine d’emprunts par an, il profite également aux nombreux étudiants étrangers qui travaillent sur l’Acadie et les autochtones au Canada, à l’Université de Poitiers. L’Université rend d’ailleurs disponible sur son site un bilan 2013 de la recherche sur le Canada ainsi qu’un bilan des activités de l’IEAQ depuis 1997 ainsi que la liste des publications des chercheurs.

Enfin, l’IEAQ a également conçu des bibliographies thématiques sur La diversité culturelle au Canada, La question autochtone dans les Amériques, Les contes populaires du Canada et L’Histoire de l’Acadie

Paris

Bibliothèque Gaston Miron – Études québécoises
Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3

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Plus grand fonds documentaire québécois en Europe, la Bibliothèque Gaston Miron - Études québécoises a tout récemment été intégrée à la bibliothèque de l’Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3. Elle a ainsi rejoint deux autres entités québécoises de cette université, la Chaire d’études du Québec contemporain, mise sur pied en 2007, et le tout nouveau Centre d’études québécoises inauguré en 2012. Autrefois sise à la Délégation générale du Québec à Paris, son insertion au sein d’une institution renommée, vouée à l’enseignement et à la recherche, lui donne un second souffle et la rend encore plus accessible et visible pour les chercheurs européens.

La BGM a toujours eu et a encore pour mission de répondre aux besoins de recherche des étudiants et enseignants en France et en Europe. Ouverte à tous, du simple curieux au professionnel, elle n’en n’est pas moins une ressource de premier plan pour les études sur le Québec. Sa collection est en effet en grande partie constituée de publications universitaires et gouvernementales, de revues spécialisées et d’éditions critiques. Formée de plus de 17 000 ouvrages, elle couvre tous les sujets et est particulièrement riche en littérature, sciences sociales et histoire. Elle se veut le reflet de l’évolution littéraire, linguistique, artistique, sociale et historique du Québec depuis les années 60. Grâce à l’engagement constant des autorités québécoises durant toutes ces années, le développement des collections a pu être assuré de façon soutenue et professionnelle et permet aujourd’hui d’avoir une remarquable collection de plus de 3000 romans, 500 pièces de théâtre, 1500 écrits poétiques, 7000 textes sur la société et l’histoire. Indispensables à tout chercheur qui souhaite consulter les sources premières et leurs analyses, ces documents sont tous empruntables sur simple inscription gratuite. La recherche récente est également accessible à travers la base de données Erudit. L’abonnement, souscrit par l’Université, permet un accès au texte intégral aux tous derniers numéros, contrairement à la version gratuite. Il en est de même pour les journaux québécois disponibles dans la base Europresse. Le catalogue de la BGM est entièrement intégré à celui de la bibliothèque universitaire, Virtuose+, disponible en ligne.

Les services aux chercheurs font l’objet d’une attention particulière et sur place ou à distance, la bibliothécaire offre conseils, recherches bibliographiques dans les différents catalogues et bases de données tant québécois qu’européens, ainsi que des initiations aux outils de recherche.

Enfin, pour ceux qui sont de passage à Paris, la BGM est dorénavant localisée au cœur du Quartier latin et ses heures d’ouverture se sont élargies. Elle propose également une programmation culturelle variée où il est possible de rencontrer des auteurs, assister à des lectures, débats et conférences.

Italie

Centre interuniversitaire d’études québécoises (CISQ)
Università degli Studi di Bologna

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Le CISQ est composé de neuf unités : Bologne, Bari, Gênes, L’Aquila, San Pio V de Rome, Trente, Turin et Venise. C’est à Bologne, où siège le CISQ, que l’on trouve le plus important fonds québécois. La Bibliothèque du Département de Langues et Littératures Etrangères et Modernes compte ainsi plus de 6 000 œuvres sur la langue, la littérature, l’histoire, le cinéma et les arts. Revues, œuvres littéraires et critiques constituent l’essentiel de la collection. Les références de ce fonds québécois peuvent être consultées en cherchant dans le catalogue de l’Université. Le fonds a été répertorié de façon particulièrement détaillée par Valentina Venditti qui en diffuse la liste sur le site du CISQ.

Ce fonds est régulièrement mis à jour à travers les acquisitions mais aussi les dons dont un remarquable de 2300 livres de la part de l’écrivain Jean Ethier-Blais qui fut le tout premier conférencier du CISQ en 1977.

Russie

Centre interuniversitaire Moscou–Québec
Université d'État des sciences humaines de Russie

Fondé en 1998 en partenariat avec l’Université Laval à Québec, le Centre Moscou-Québec possède une collection de plus de 1000 documents qui sont en voie d’intégration dans le catalogue de la bibliothèque universitaire.

Suisse

Centre suisse d'études sur le Québec et la Francophonie
Université de Fribourg

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Inauguré en 2010, le CEQF met à la disposition des chercheurs des collections d’ouvrages imprimés, alimentées notamment par les dons de l’AIEQ et plus récemment, celui de 1 500 ouvrages du professeur de sociologie de l’Université Laval, Simon Langlois. Ces collections sont localisées à la Bibliothèque cantonale jurassienne à Porrentruy où une bibliothécaire en supervise le développement et l’accès. La Bibliothèque cantonale a mis deux salles à la disposition des chercheurs et des personnes intéressées par le Québec.

Le catalogue des bibliothèques neufchâteloises et jurassiennes permet de repérer plus de 2000 documents sur le Québec. En plus du catalogue, le CEQF a développé sa propre base de données sur les champs de recherches qu'il étudie. Cette base de données originale permet de créer des bibliographies interdisciplinaires en fonction d'axes transversaux. 

Autre particularité du CEQF, il travaille en partenariat avec les Archives cantonales jurassiennes, dépositaire du fonds du professeur Auguste Viatte, défenseur de la francophonie littéraire qui enseigna de nombreuses années au Québec.

jeunes chercheurs quebec

Pour citer cet article :

Stéphanie GRENIER - Anne-Sophie PASCAL, La documentation québécoise en Europe, Le Québec recto/verso, Publifarum, n. 21, pubblicato il 21/11/2014, consultato il 15/12/2017, url: http://publifarum.farum.it/ezine_articles.php?id=285

 

Dipartimento di Lingue e Culture Moderne - Università di Genova
Open Access Journal - ISSN électronique 1824-7482

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