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La sémantique d’Anna Wierzbicka et l’approche MSN: recherches et applications

Giovanni TALLARICO



Abstract

This article is devoted to a critical discussion of the research paradigm known as NSM (Natural Semantic Metalanguage), initiated by A. Wierzbicka in the early 70s. After having determined the theoretical basis of this paradigm, we follow its development over time, showing and commenting the results of latest research on semantic primes (by B. PEETERS). Due attention is also given to the NSM paraphrase, which permits a culturally-unbiased transmission of cultural concepts. Then, we try to define the peculiar epistemological position of NSM within linguistic semantics, between structuralism and cognitivism. Among the manifold applications of this approach, we focus on “cultural scripts” and cross-cultural studies. Finally, we highlight the interest of NSM as an open, fruitful and eclectic paradigm.


Le cadre de recherche connu sous le nom d’« approche MSN » (Métalangue Sémantique Naturelle), lié principalement aux travaux d’Anna Wierzbicka1, peut désormais vanter une tradition d’environ quarante ans. Dans les pages qui suivent, nous essayerons de montrer les bases théoriques de ce paradigme, ses évolutions, ses applications et nous nous arrêterons également sur quelques points critiques.

1. Histoire et évolutions

Les fondements théoriques de cette approche remontent aux années 1970, lorsque les premiers travaux de Wierzbicka ont paru (WIERZBICKA : 1972)2. En s’appuyant sur l’héritage de philosophes tels que Leibniz, Descartes et Locke, la linguiste polonaise a avancé l’hypothèse de l’existence d’un noyau d’universaux sémantiques (semantic primes, en anglais), indécomposables, qui constitueraient un « alphabet mental universel », ou des « atomes de pensées »3. L’influence de l’école de Moscou, notamment de Mel’čuk, d'Apresjan et surtout de Bogusławski, a été elle aussi déterminante (cf. LARRIVÉE 2008 : 75).

Il faut cependant préciser, comme le fait Goddard (1998 : 130), que les recherches de Wierzbicka et de ses collègues ne sont pas d’ordre spéculatif ou philosophique, mais se basent sur un vaste travail empirique et descriptif s’attachant à la sémantique d’une large gamme de langues.

Les premières formulations (WIERZBICKA : 1972, 1980) comptaient une douzaine d’universaux, mais on était encore au stade des spéculations.

Au fil des années, une recherche empirique et systématique d’envergure s’est donc mise en place (Goddard- WIERZBICKA (eds.) : 1994, 2002 ; PEETERS (ed.) : 2006), dans le but de parvenir à l’identification de ces universaux dans un groupe de langues génétiquement et typologiquement très variées. Un éventail dont font aujourd’hui partie des langues romanes (français, italien, espagnol, portugais), germaniques (anglais) et slaves (russe, polonais), ainsi que le japonais, le coréen, des langues austronésiennes et mélanésiennes et des langues mésoaméricaines. La formulation la plus récente compte maintenant une soixantaine d’universaux.

Voici un tableau récapitulatif de ces universaux, dans la version française (PEETERS, à paraître).

Table

Substantifs
JE, VOUS, QUELQU’UN, QUELQUE CHOSE, GENS, CORPS
Substantifs relationnels
TYPE, PARTIE
Déterminants
CE, MÊME, AUTRE
Quantificateurs
UN, DEUX, BEAUCOUP, CERTAINS, TOUT
Évaluateurs
BIEN, MAL
Descripteurs
GRAND, PETIT
Prédicats mentaux
PENSER, SAVOIR, VOULOIR, SENTIR, VOIR, ENTENDRE
Discours
DIRE, MOTS, VRAI
Actions, événements, mouvement, contact
FAIRE, ARRIVER, BOUGER, TOUCHER
Emplacement, existence, possession, spécification
ÊTRE (QUELQUE PART), IL Y A, AVOIR, ÊTRE (QUELQU’UN/QUELQUE CHOSE)
Vie et mort
VIVRE, MOURIR
Temps
QUAND, MAINTENANT, AVANT, APRÈS, LONGTEMPS, PEU DE TEMPS, POUR QUELQUE TEMPS, MOMENT
Espace
OÙ, ICI, AU-DESSUS, AU-DESSOUS, LOIN, PRÈS, CÔTÉ, DANS
Concepts logiques
NE ... PAS, PEUT-ÊTRE, POUVOIR, À CAUSE DE, SI
Intensificateurs et augmentateur
TRÈS, PLUS
Similarité
COMME

2. Discussion

La liste ci-dessus regroupe les éléments primitifs du langage, lexicalisés dans toutes les langues étudiées ; elle est donc disponible pour toutes les langues traitées dans l’approche MSN (on en aura ainsi une version italienne, russe, polonaise, malaise, etc.).

Ces universaux forment une mini-langue, qui a bien entendu sa grammaire et sa syntaxe4. Les différentes mini-langues MSN, faut-il ajouter, sont parfaitement isomorphes.

La liste que nous venons de présenter n’est pas définitive : elle est susceptible d’intégrations ou de suppressions, car les résultats doivent être toujours empiriquement validés. Comme l’écrit Goddard (2002 : 6), l’approche MSN se base sur un programme d’essai et d’erreur.

Il est également possible de remarquer des absences : des mots comme « soleil », « monde », « main », intuitivement universels, n’ont pas été retenus car ils n’ont pas d’équivalents dans toutes les langues et qu’ils ne sont pas indécomposables.

Il y a quelques points sur lesquels il est nécessaire de s’arrêter :

  1. il ne faudra retenir qu’un, ou dans certains cas plusieurs, sens de ces primitifs, notamment ceux qui sont illustrés par des contextes canoniques. Le primitif ARRIVER, par exemple, n’équivaut pas au mot français arriver, qui a une gamme sémantique plus étendue. On ne retiendra alors que le sens illustré par la phrase : « Il m’est arrivé quelque chose de bien » ;
  2. la lexicalisation des primitifs suit évidemment des règles qui sont propres à chaque langue naturelle. Comme l’écrit Wierzbicka (2006b : 154) 

    les primitifs se lexicalisent sous forme de mots, de morphèmes liés ou de phrasèmes ; ils peuvent être formellement, c’est-à-dire morphologiquement, complexes ; d’une langue à l’autre ils peuvent avoir des propriétés morphosyntaxiques différentes (et notamment appartenir à des catégories lexicales différentes) ; ils peuvent avoir des variantes combinatoires (des allolexes) ;

  3. une équivalence sémantique n’implique pas une équivalence pragmatique (le cas des pronoms personnels, dont le rôle d’adresse varie considérablement d’une langue à l’autre, est éloquent à cet égard) ;
  4. un examen des primitifs permet aussi de saisir l’universalité de quelques concepts. SI et À CAUSE DE indiqueront ainsi le caractère fondamental de la causalité dans toutes les langues naturelles.

3. La paraphrase MSN

À travers cette mini-langue, voici l’une des thèses centrales de cette école, il est possible de mener une analyse sémantique très fine, exhaustive et non circulaire. Nous proposons un exemple tiré de Peeters (2008 : 2250), qui analyse un concept allemand à l’aide de la version française de l’MSN :

X a ressenti de la Schadenfreude =

X a pensé comme ça au sujet de quelqu’un d’autre :

« des choses bien sont arrivées à ce quelqu’un avant

ce quelqu’un a senti quelque chose de bien à cause de cela

ce quelqu’un a pensé : cela est bien

maintenant, quelque chose de mal est arrivé à ce quelqu’un

ce quelqu’un sent quelque chose de mal à cause de cela

je pense : cela est bien »

quand X a pensé comme ça, X a senti quelque chose de bien à cause de cela

Les paraphrases (explications) en MSN sont bien des « textes » (GODDARD 1998 : 133), qui mènent une analyse sémantique par le biais de « sentence-like expressions in ordinary language » (DURST 2003b : 162). Les différentes MSN étant tout à fait isomorphes, il n’y a pas d’entraves à la traduction interlangue de ces formulations. Nous reviendrons sur ce point plus bas.

4. Situation

Au niveau de la description du sens, l’approche de Wierzbicka peut être qualifiée d’« anthropocentrique, fonctionnel[le] » (LARRIVÉE 2008 : 77). C’est le rapport des usagers aux unités qui prime, non l’analyse compositionnelle d’un sémème en sèmes, qui résistent à un inventaire précis et qui relèvent souvent de l’arbitraire (PEETERS-WIERZBICKA 1993 : 5). En plus, une décomposition des concepts qui ne s’appuie sur aucun universel indécomposable amènerait à un regressus ad infinitum5, par une sorte de paradoxe de Zénon linguistique. Si la chaîne syntagmatique est analysable à l’infini, et de façon circulaire, comment est-ce qu’on peut communiquer ?

Essayons de voir maintenant comment on peut situer cette approche dans le cadre des traditions de recherche en sémantique. Pierre Larrivée (2008 : 75-78) inscrit les travaux d’Anna Wierzbicka dans le paradigme structuraliste. D’après Goddard (1998 : 142), par contre, « Lakoff and Wierzbicka can both be counted as members of the ‘cognitive linguistics’ movement, in virtue of their shared emphasis on a conceptual account of meaning and their shared opposition to ‘formal’ generative linguistics ». Koselak (2003 : 85) aussi rapproche le courant MSN du cognitivisme.

Est-ce que Wierzbicka et la « communauté MSN » sont des structuralistes ou bien des cognitivistes ? Il est malaisé de répondre, vu l’originalité de la démarche. Bien sûr, au départ il y a une attention pour le système, la structure « interne » des langues, mais cela s’accompagne d’une critique de l’analyse sémique compositionnelle, de matrice structuraliste ; l’importance accordée à l’articulation des concepts rattacherait plutôt l’approche MSN au courant cognitif ; il faut préciser tout de même que les processus mentaux ne rentrent pas dans les préoccupations de ce cadre de recherche.

Le paradigme MSN s’inscrit aussi dans la dialectique entre universalisme et relativisme. Pour les tenants de la première approche, les choses préexistent aux mots, le monde étant pré-découpé ; pour les défenseurs de la seconde approche, le monde n’existe qu’en tant que regardé par l’homme (expérience subjective et culturelle du monde). La langue est vue comme un instrument regardant, permettant l’organisation de la pensée6.

Le paradigme MSN, nous semble-t-il, se situe dans le cadre universaliste tout en mettant en valeur les spécificités culturelles de chaque langue. Comme l’écrit Larrivée (2008 : 76), l’analyse de Wierzbicka s’emploie « à dégager les primitifs sémantiques qui structurent chaque langue et chaque culture ». Langues et cultures vont en effet de pair dans ce paradigme. Wierzbicka et ses collaborateurs n’ont jamais caché leur sympathie pour l’hypothèse relativiste, historiquement connue comme de Sapir-Whorf.

D’après Peeters (à paraître), les nouveaux défis de la métalangue sémantique naturelle se rassemblent sous le préfixe ethno-. Il faudra alors (re)fonder une ethnopragmatique, une ethnophraséologie, une ethnosémantique, une ethnosyntaxe et une ethnoaxiologie, qui donneront le juste poids à la dimension culturelle d’une nouvelle ethnolinguistique.

5. Applications

Après avoir esquissé les traits fondamentaux de cette recherche, qui paraît connaître des avancées prometteuses, penchons-nous sur ses applications. Durst (2003a : 181 s.) résume ainsi les domaines d’application de ce paradigme :

  • sémantique lexicale et lexicographie. Quant à cette dernière, il faudra lutter tout d’abord contre l’obscurité et la circularité des définitions (WIERZBICKA 1985);
  • sémantique comparative et linguistique interculturelle (nous avons vu l’analyse d’un concept clé pour la culture allemande, à savoir la Schadenfreude) ;
  • morphologie, syntaxe et typologie linguistique. « Grammatical categories, syntactical constructions, part-of-speech membership, etc. are considered as non-arbitrary instantiations of culture-specific conceptualizations based on a few universal principles », écrit Durst (2003a : 190). Toute forme véhicule donc un sens (WIERZBICKA 1988a);
  • pragmatique, sociolinguistique et « scénarios culturels ».

6. Les scénarios culturels

Arrêtons-nous plus en détail sur ce dernier point. Les scénarios culturels7 peuvent être définis comme des modèles de pensée et de communication partagés socialement qui marquent l’appartenance à une communauté linguistique donnée.

Peeters nous fournit un exemple : la valeur française de l’engagement, telle qu’elle est reflétée dans la langue (PeeterS, en préparation)

les gens pensent comme ça :

c’est bien si les gens disent ce qu’ils pensent être vrai
à cause de cela, je dis ce que je pense être vrai
quand je fais cela, je veux que les gens sachent ce que je sens
si je ne fais pas cela, les gens penseront du mal de moi

Les scénarios culturels peuvent contribuer à identifier des attitudes culturellement élaborées, des normes et des présupposés, ce qui n’est pas sans rapport avec les prédiscours (PAVEAU 2006). L’imbrication entre scénarios culturels et styles conversationnels est très nette. C’est aussi grâce aussi au scénario culturel de l’engagement, que Peeters (2002 : 89) peut écrire que « le style conversationnel français s’oppose souvent au style conversationnel anglais dans la mesure où celui-ci est plus indirect, plus prudent, plus diplomatique ».

À l’intérieur du paradigme MSN, une recherche transculturelle s’est donc mise en place. L’outil MSN s’avère indispensable dans l’étude des contenus culturels, qui ne pourront être transmis qu’à l’aide d’un métalangage neutre et universel, qui évite toute distorsion ethnocentrique dans la descriptions des concepts.

Pour reprendre les mots de Wierzbicka (2006a: 159),

l’approche MSN [...] dispose d’un outil qui lui permet de procéder à la description et à l’explication effectives du sens au-delà des frontières linguistiques et culturelles, description et explication dont la linguistique appliquée, y compris la lexicographie bilingue, l’enseignement des langues et la communication transculturelle, ne sauraient se passer.

Le caractère hybride de ce paradigme opère un décloisonnement à plusieurs niveaux. Comme l’écrit Durst (2003b : 297), « NSM [Natural Semantic Metalanguage] seems to be a suitable model for the interface of theoretical and applied linguistics ».

7. Conclusions

Il n’est pas aisé de résumer brièvement les acquis d’une tradition de recherche presque quadragénaire8. Essayons toutefois de dégager quelques spécificités de cette approche. Wierzbicka souligne d’abord les avantages de la Métalangue Sémantique Naturelle par rapport aux « langues artificielles de la logique symbolique », qui n’ont pas recours aux langues naturelles (WIERZBICKA 1993b : 109). Les formulations en MSN, en outre, sont intuitives, intelligibles par un public de non spécialistes et ce caractère non élitiste n’est pas le moindre intérêt de cette approche.

En s’appuyant sur des universaux, ce paradigme rend ensuite possible « un point de vue qui soit universel et indépendant de toute culture » (PEETERS-WIERZBICKA 1993 : 3). On peut ainsi s’affranchir d’un ethnocentrisme préjudiciable aux études interculturelles.

Troisièmement, l’approche MSN encourage un dialogue fécond avec d’autres disciplines. Au-delà de la réflexion sémantique, surgissent alors des questionnements en lexicographie (WIERZBICKA 1985, 1996), en philosophie du langage, comme la critique de Wittgenstein et de Kripke (WIERZBICKA 1988b, 1992), en pragmatique, concernant les normes conversationnelles (WIERZBICKA 1991, 2006c ; PEETERS 2002, 2003 ; MAHER 2006), en analyse du discours, en anthropologie culturelle (GODDARD-WIERZBICKA 1997) ou encore en psychologie sociale (WIERZBICKA 2005).

La MSN s’avère donc un outil souple, tout en gardant des bases théoriques rigoureuses et solides. Elle se rattache à une réflexion sur la langue pré-saussurienne (les grands penseurs des XVIIe et XVIIIe siècles, notamment). Elle est « open-source » (DURST 2003b : 303), ses auteurs étant disponibles au dialogue, à la discussion des formulations. Elle analyse le système-langue, mais elle est attentive à la production en parole. Elle est contre une conception « essentialiste » (FRATH 2008) du langage et se situe du côté de l’observation de l’usage.

Les langues sont appréhendées comme des artefacts culturels, qui encodent un sens dans tous leurs niveaux de manifestation.

Nous croyons que cette approche, que caractérisent une articulation équilibrée du culturel et de l’universel, une ouverture transdisciplinaire remarquable et une nouvelle centralité attribuée à la dimension du sens, est en position de relever les défis d’une linguistique qui s’interroge sur son rôle, ses compétences et son rapport au monde.

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Notes

↑ 1 Deux collaborateurs de taille, notamment Cliff Goddard et Bert Peeters, ont successivement intégré l’équipe, qui a aujourd’hui sa base en Australie.

↑ 2 Pour un bilan des premières phases de cette tradition de recherche, voir Wierzbicka 1993.

↑ 3 « L’analyse [de Wierzbicka] poursuit l’idée de Leibniz selon laquelle la pensée humaine est l’élaboration d’un certain nombre d’atomes de l’esprit » (LARRIVÉE 2008 : 76).

↑ 4 Pour les aspects grammaticaux de la Métalangue Sémantique Naturelle, cf. notamment Goddard-Wierzbicka (eds.) : 2002.

↑ 5 Cf. également Charles S. Peirce et les risques d’une interprétation qui se poursuit à l’infini.

↑ 6 D’après une conférence de Marie-Luce Honeste à l’université de Paris-IV Sorbonne, le 23 octobre 2008, au titre De quelques conséquences d’une théorie monosémique du sens lexical.

↑ 7 En anglais, cultural scripts. Cf. Wierzbicka 1994.

↑ 8 Pour un débat critique sur l’approche MSN nous renvoyons au numéro monographique de la revue Theoretical Linguistics, 3, 29, 2003.

Pour citer cet article :

Giovanni TALLARICO, La sémantique d’Anna Wierzbicka et l’approche MSN: recherches et applications, Ricerche Dottorali in Francesistica, Publifarum, n. 16, pubblicato il 18/12/2011, consultato il 21/10/2017, url: http://publifarum.farum.it/ezine_articles.php?id=228

 

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Open Access Journal - ISSN électronique 1824-7482

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